L’instrument scientifique russe « Monitoring de la poussière lunaire » sera intégré à la sonde spatiale chinoise Chang’e-7.
Le protocole d'accord correspondant a été signé par la société d'État Roscosmos et l'Administration spatiale nationale chinoise à l'issue de la rencontre entre le président russe Vladimir Poutine et le président chinois Xi Jinping.
Grâce à « Monitoring de la poussière lunaire », les scientifiques pourront mener des expériences :
- Étudier les composants de la poussière et la dynamique de l'exosphère lunaire proche de la surface ;
- Enregistrer les micrométéorites et les particules secondaires du régolithe lunaire ;
- Étudier les paramètres du plasma de basse énergie près de la surface lunaire.
Pourquoi étudier l'exosphère lunaire ?
L'exosphère lunaire est comparable à l'atmosphère terrestre, mais des millions de fois plus fine et raréfiée.
Elle permet aux météorites de s'écraser facilement sur la surface du satellite. En bombardant la Lune, elles en extraient des fragments, appelés particules secondaires du régolithe lunaire.
L'exosphère lunaire étant très fragile et fine, elle ne peut être étudiée efficacement que depuis la surface du satellite terrestre.
Le lancement de la mission Chang'e-7 est prévu pour le second semestre 2026.
L'objectif de la mission est de mener des recherches scientifiques à proximité du pôle Sud de la Lune.
Source: Roscosmos; Crédit photographique: cosmonaute Ivan Vagner
