La partie haute (le réservoir d'oxygène) du premier étage du lanceur Soyouz-5.

La partie haute (le réservoir d'oxygène) du premier étage du lanceur Soyouz-5.

Le développement du nouveau lanceur Soyouz-5 qui doit remplacer le lanceur ukrainien Zenit se poursuit: la partie haute (le réservoir d'oxygène) du premier étage a été assemblé et est destiné aux tests de résistance et d’étanchéité.

On le voit ici (image ci-dessus) dans les ateliers du RKTs Progress de Samara. Il est constitué de 4 portions cylindriques (de 4,1 m de diamètre) soudées par malaxage/friction et constituées d'un alliage d'aluminium. On voit d'ailleurs en haut à droite de l'image une partie de la machine de soudure (voir ici et ici) par friction spécialement développée pour RKTS Progress (en fait deux postes - le second est en cours d'installation - avec la machine à souder qui peut se déplacer d'un poste à l'autre). Sur la partie haute un autre élément cylindrique contiendra l’avionique.

Les tests sont particulièrement destinés à vérifier la résistance calculée de la partie basse du réservoir, visible sur l'image ci-dessous.

Le réservoir d'oxygène de Soyouz-5 disposé dans l'atelier expérimental du RKTs Progress à Samara.

Le réservoir d'oxygène de Soyouz-5 disposé dans l'atelier expérimental du RKTs Progress à Samara.

La partie arrondie correspond au bas du réservoir d'oxygène.

Actuellement, les spécialistes de la zone d'essai de l'atelier de soudage-assemblage d'agrégats préparent cet élément du lanceur Soyouz-5 pour des tests de résistance et d'étanchéité.

Le lanceur Soyouz-5 peut être utilisé dans différents cosmodromes. Jusqu'à présent, des lancements sont prévus depuis le complexe de Baïkonour dans le cadre du projet russo-kazakh "Baiterek". Mais Soyouz-5 pourra être lancé depuis n'importe quel cosmodrome - depuis Vostochny et Sea Launch - à condition de créer une infrastructure au sol appropriée: un poste technique et un complexe de lancement.

Sources et crédits photographiques: RKTs Progress/Roscosmos