Quelle personnalité psychologique chez les mammifères est la mieux adaptée aux voyages spatiaux lointains ?
Des spécialistes de l'Institut des problèmes biomédicaux [IMBP] de l'Académie des sciences de Russie (RAN) ont recréé avec une grande précision les effets d'un vol interplanétaire sur des mammifères.
Au cours de ces expériences, les scientifiques ont découvert que les singes "sanguins" (voir ci-dessous la signification de ce terme) sont mieux adaptés aux voyages spatiaux de longue durée, a rapporté la RAN.
« Dans une série d'expériences, des singes, exposés à des conditions simulant un vol interplanétaire, ont réalisé des tests complexes de jeux informatiques. Le type d'activité nerveuse supérieure manifesté par ces animaux a également déterminé leur performance. Par exemple, chez les individus « sanguins » (un type fort et équilibré), la fréquence et l'efficacité des tentatives de jeu sont restées pratiquement inchangées », a rapporté l'académie.
Parallèlement, les individus « colériques » ont doublé, voire triplé, leurs tentatives lors des tests, mais leurs performances ont chuté à 30-40 %. Les individus « flegmatiques » ont réduit leurs tentatives jusqu'à abandonner, et leurs performances ont légèrement diminué. Enfin, les individus « mélancoliques » ont complètement renoncé aux tests et à l'entraînement.
À partir des résultats des expériences, les spécialistes ont proposé un ensemble de mesures visant à atténuer les effets négatifs des vols spatiaux de longue durée.
Parmi les recommandations figure l'intégration de candidats "sanguins" dans les équipages. Le soutien psychologique des cosmonautes étant également primordial, les spécialistes ont suggéré d'aménager des « coins verts » avec des plantes ornementales ou médicinales (comme la menthe ou la mélisse) à bord des vaisseaux spatiaux, ainsi que des systèmes de réalité virtuelle spécifiques.
Par ailleurs, les scientifiques ont également mené une série de tests sur des rats et des macaques rhésus, afin de déterminer les types d'activité nerveuse supérieure chez les animaux les plus aptes aux vols interplanétaires.
Ils ont constaté que les animaux présentant une activité nerveuse supérieure de type « inhibiteur » sont mieux adaptés à de tels vols, ce qui a conduit à proposer l'utilisation de médicaments dont l'efficacité avait été confirmée lors d'expériences sur des rats.
Source: TASS; Crédit photographique d'illustration: Ömer Derinyar/Pexel
