Oleg Kononenko à 5000 m à…Moscou

Oleg Kononenko dans la nacelle de la centrifugeuse.

Oleg Kononenko dans la nacelle de la centrifugeuse.

Une fois par an, la santé des cosmonautes de Roscosmos est évaluée par une commission d'experts médicaux (CEM), composée de médecins spécialistes du Centre d'entraînement des cosmonautes.

L'un des examens les plus importants consiste à déterminer leur tolérance à des forces G prolongées (rotation en centrifugeuse).

La force G est une condition qui provoque une augmentation des contraintes mécaniques sur les structures corporelles du sujet testé lors de l'accélération ; elle se produit lors du lancement d'un vaisseau spatial en orbite et de sa descente vers la Terre. Par exemple, une personne de 80 kg subira, dans une centrifugeuse à 8 g, une pression de 640 kg ! Un cosmonaute doit être capable de résister à cette pression en respirant correctement et en contractant certains muscles pour maintenir ses performances.

Oleg Kononenko a subi avec succès deux rotations du buste vers l'arrière : une à 4 g pendant 60 secondes et une à 8 g pendant 30 secondes. Sous l'effet de ces forces G, la fréquence respiratoire et cardiaque s'accélère, le tonus vasculaire augmente et la pression artérielle dans l'artère brachiale s'accroît. Une force G de 8 g peut survenir lors d'une rentrée atmosphérique balistique, et un cosmonaute doit être préparé à une telle situation.

Parmi les examens médicaux annuels que doivent subir les cosmonautes figure la détermination de leur tolérance à des degrés modérés d'hypoxie hypobarique et aux variations de pression barométrique dans une chambre de pression.

Cette structure étanche simule les conditions de la haute altitude. Les spécialistes du Centre ont « monté » Oleg Kononenko à une altitude de 5 000 mètres à une vitesse de 15 m/s. Il est resté à ce niveau pendant 30 minutes, respirant un air raréfié avec une teneur en oxygène de seulement 11 % (à titre de comparaison, nous respirons généralement un air contenant environ 21 % d’oxygène). Le cosmonaute est ensuite « descendu » à une vitesse de 50 m/s.

Au sommet d'une montagne, une personne peut souffrir d'hypoxie hypobarique, c'est-à-dire d'une diminution de la teneur en oxygène du sang artériel, ce qui se traduit par une sensation d'essoufflement. Lors de l'examen, les médecins mesurent la fréquence cardiaque, la pression artérielle, la saturation en oxygène et plusieurs autres paramètres. Un électrocardiogramme est également enregistré.

Au cours de la descente, les spécialistes testent la tolérance aux variations de pression barométrique, principalement la fonction barométrique de l'oreille moyenne.

Oleg Kononenko a passé avec succès les tests en chambre de pression et en centrifugeuse. Il est donc autorisé à suivre une formation spécialisée et poursuivra sa préparation en vue de son prochain vol spatial en tant que membre d'un équipage.

Source: TsPK/Roscosmos; Crédit photographiques: Andreï Shelepine/TsPK/Roscosmos

Oleg Kononenko dans la nacelle de la centrifugeuse.

Oleg Kononenko dans la nacelle de la centrifugeuse.

Oleg Kononenko dans la centrifugeuse.

Oleg Kononenko dans la centrifugeuse.

La centrifugeuse en rotation.

La centrifugeuse en rotation.

Surveillance de la centrifugeuse.

Surveillance de la centrifugeuse.

Le caisson barométrique qui accueille le ou les cosmonautes.

Le caisson barométrique qui accueille le ou les cosmonautes.

Oleg Kononenko à 5000m...tout en restant à la Cité des étoiles dans la banlieue de Moscou.

Oleg Kononenko à 5000m...tout en restant à la Cité des étoiles dans la banlieue de Moscou.

Oleg Kononenko à 5000m...tout en restant à la Cité des étoiles dans la banlieue de Moscou.

Oleg Kononenko à 5000m...tout en restant à la Cité des étoiles dans la banlieue de Moscou.

L'épreuve n'empêche pas Oleg Kononenko de sourire.

L'épreuve n'empêche pas Oleg Kononenko de sourire.