Proton-M jusqu’en 2031-2032 ?

Proton-M avec le satellite Elektro-L n°5 sur le pas de tir dont le lancement a été repoussé en février 2026. Image d'archives.
La Russie et le Kazakhstan négocient une prolongation de la durée de vie du lanceur Proton-M, basé au cosmodrome de Baïkonour, jusqu'en 2031-2032.
Cette information a été annoncée mardi par Dmitry Baranov, directeur général adjoint de Roscosmos en charge des projets de fusées, lors de la séance plénière des 50ème Conférences académiques sur la cosmonautique en mémoire de S.P. Korolyov.
En effet la limite d'utilisation du lanceur depuis Baïkonour était jusqu'à présent fixée à 2025 dans les accords Russie-Kazakhstan.
Mais il reste 6 exemplaires construits du lanceur et 4 autres à différents stades de finition. Pourquoi ne pas utiliser ces lanceurs lourds? A condition qu'accord soit trouvé avec le Kazakhstan. Initialement, en raison de sa nature polluante (du moins était-ce la raison officielle) et toxique de ses ergols la limite avait été fixée à 2025. D'où la nécessité de réviser les accords. Le Kazakhstan a changé son point de vue, conscient que la survie du cosmodrome passait par le développement du lanceur Soyouz-5 et donc la poursuite des lancements du programme habité (Progress, Soyouz et donc Proton-M).
« Des négociations sont en cours avec le Kazakhstan afin de prolonger sa durée de vie jusqu'en 2031-2032 », a précisé M. Baranov.
Il a souligné que la fusée reste rentable (évidemment puisqu'ils sont déjà construits):
« Sa capacité d'emport est suffisante, mais ces dix exemplaires seront les derniers », a-t-il déclaré.
Plus tôt, le 6 janvier, Roscosmos avait annoncé que la fusée Proton-M serait utilisée pour lancer le module scientifique et énergétique (NEM) de la station orbitale russe (ROS) [KN: Vers l'ISS d'abord, dont le segment russe constituera l'embryon de la station ROS].
Source: Novosti Baïkonour; Crédit photographique: TsENKI/Roscosmos