Le premier lancement de l'Angara A5 depuis Plesetsk en 2014. Image d'archives.

Depuis ses premiers vols inauguraux en 2014, le lanceur Angara n'avait plus été lancé. En cause? La production: les premiers exemplaires ont été fabriqués "à la main". Le terme est un peu fort évidemment, mais effectivement c'était une production à l'unité où chaque composant a été produit spécifiquement pour l'exemplaire et non issu d'une chaîne de production et de montage (même si en matière spatiale la série demeure limitée). Mais surtout c'est l'organisation, et même le lieu d'établissement de cette chaîne qui est en cause.

Finalement, la production a été organisée à Omsk chez Polyot, et les premiers éléments commencent à en sortir, même si tout n'est pas encore fonctionnel dans cette unité de production.

Il faut bien se rendre compte que ce lanceur lourd sera pour les décennies à venir le lanceur le plus utilisé dans cette catégorie par la Russie puisqu'il remplacera le lanceur Proton utilisé depuis les années soixante par l'URSS pour orbiter les modules de 20 T des stations spatiales. Les choix tant techniques qu'économiques ont donc dus être murement réfléchis.

Selon l'agence RIA Novosti, le premier lancement d'essai de la fusée lourde Angara-A5 depuis 2014 est provisoirement prévu pour le 3 novembre.
Ce sera le deuxième lancement de tous les temps cette version de cette fusée. Le premier a eu lieu en décembre 2014 depuis le cosmodrome de Plesetsk [ce sera aussi le cas en novembre - NDLR] . "Angara-A5" avait placé sa charge utile sur une orbite géostationnaire (à 36 000 kilomètres au-dessus de la Terre).
Lors du deuxième lancement, la fusée avec le bloc d'injection Briz-M devra également mettre un engin spatial en orbite géostationnaire.
Rappelons qu'Angara est une famille de lanceurs de différentes classes. Elle comprend les lanceurs léger "Angara-1.2" et lourd - "Angara-A5" qui sera modernisé en "Angara-A5M", ainsi qu'une fusée à charge utile accrue (37 T sur orbite basse) grâce à un étage cryotechnique - "Angara-A5V".
Source et crédit photographique: RIA Novosti