Dmitry Peteline et Konstantin Borissov ont achevé une séance d’entraînement au retour manuel

Dmitry Peteline installé dans la centrifugeuse CF-7. On éloigne le marchepied destiné à faciliter l'accès à la nacelle.
Les membres russes de l'équipage principal de la mission ISS-76 se sont entraînés à tour de rôle à la descente manuelle.
Il s'agit de la méthode de secours pour la rentrée atmosphérique en cas de défaillance de la descente automatique due à une avarie.
En mode manuel, l'équipage contrôle le véhicule de rentrée dans l'atmosphère depuis une altitude de 80 km jusqu'au déploiement du parachute principal à une altitude de 10 km.
Les compétences requises sont mises en pratique lors de séances d'entraînement. Celles-ci peuvent être statiques, devant un écran d'ordinateur, ou dynamiques, pendant la rotation de la centrifugeuse (CF). Dmitry Peteline et Konstantin Borissov se sont entraînés sur la CF-7.
Ce simulateur permet de reproduire les surcharges subies par le corps humain lors du lancement et de l'ascension d'une fusée, ainsi que lors du retour sur Terre du vaisseau spatial habité Soyouz.
« Nous avons terminé l'entraînement au pilotage manuel de la descente, l'un des modes de pilotage manuel du vaisseau spatial habité Soyouz lors de sa rentrée atmosphérique. Notre programme d'entraînement comprend deux séances en mode dynamique, c'est-à-dire en centrifugeuse, avec un véritable tableau de bord, simulant un vol réel et permettant de ressentir les forces G générées aux commandes du Soyouz. Tout repose donc sur vous. Il existe des limites et des critères d'évaluation précis concernant la précision d'atterrissage et les forces G subies, et vous devez obtenir de bons résultats dans ces deux domaines. L'instructeur dispense la formation initiale sur le tableau de bord, puis chaque cosmonaute choisit sa propre stratégie », a déclaré le commandant du vaisseau, Dmitry Peteline.
La principale tâche que les cosmonautes doivent accomplir avec succès est de « poser » le vaisseau spatial aussi près que possible du point calculé, sans dépasser les limites de surcharge admissibles afin d'éviter un stress négatif supplémentaire sur l'organisme.
Durant la phase de rentrée atmosphérique, le cosmonaute visualise sur l'écran une courbe de programme illustrant le taux de décélération du module de descente.
En contrôlant l'angle de roulis du module, il modifie l'intensité de la portance projetée sur le plan de la trajectoire de descente, se rapprochant ainsi de la courbe de référence ou s'en éloignant, pour finalement atterrir au plus près du point cible avec des valeurs de force g acceptables.
Source: TsPK/Roscosmos; Crédits photographques: Andreï Shelepine/TsPK/Roscosmos

Konstantin Borissov sur l'écran de contrôle des instructeurs. On remarque dur la droite les tracés d'électrocardiogramme du cosmonaute qui sont surveillés par le personnel médical.






