Comment les satellites de Roscosmos contribuent aux prévisions météorologiques
La constellation météorologique russe se compose de huit engins spatiaux répartis sur trois types d'orbites.
Orbite géostationnaire
Elektro-L (n°2, 3, 4 et 5) :
- Prise d'images de la Terre toutes les 15 minutes ;
- Couverture de l'océan Atlantique à l'océan Pacifique ;
- Surveillance des typhons, des inondations et de l'activité volcanique.
Orbite elliptique
Arktika-M (n°1 et 2) :
- Prise d'images de l'Arctique toutes les 15 minutes ;
- Enregistrement des données de vent, de température, d'humidité et de l'état de la glace.
La Russie est le seul pays au monde à avoir déployé le système spatial Arktika-M sur une orbite très elliptique. Ces satellites surveillent en permanence les latitudes polaires, inaccessibles aux satellites géostationnaires.
Orbite basse
Meteor-M (n° 2-3 et 2-4) :
- font le tour de la Terre deux fois par jour ;
- surveillent le rayonnement et étudient l’atmosphère.
Comment ça marche ?
- Les satellites collectent des données ;
- Les centres européen, sibérien et extrême-oriental de l’établissement public fédéral « Centre de recherche Planeta » de Roshydromet reçoivent, traitent, archivent et diffusent les données satellitaires.
- Les données sont ensuite calibrées, géoréférencées et traitées thématiquement : des cartes de couverture nuageuse, de température et de glace sont générées, et une surveillance des incendies et des inondations est mise en place.
- Les produits finalisés sont envoyés au Centre hydrométéorologique de Russie, où les observations satellitaires sont utilisées dans des modèles numériques atmosphériques, en complément des données au sol et en altitude.
- À partir des résultats de la modélisation, les prévisionnistes élaborent des prévisions à différents horizons temporels, du court au moyen terme, incluant des alertes météo pour les phénomènes dangereux.
Résultat : des prévisions météorologiques et des alertes météo précises, du court au moyen terme !
Source et crédit photographique: Roscosmos
