Les constellations de satellites de communication commencent à avoir un impact significatif sur le climat terrestre

Le climat en danger: quand les constellations de satellites vont aggraver la situation.

Le climat en danger: quand les constellations de  centaines de milliers de satellites vont aggraver la situation.

Des climatologues ont découvert que le lancement de constellations de satellites de communication a déjà un impact significatif sur le climat terrestre, saturant l'atmosphère de grandes quantités de particules de suie, ce qui contribue au refroidissement de la planète.

[KN: Cela n'a rien de spécifiquement russe mais on ne pouvait pas passer cette information sous silence. Il est temps que les organisations mondiales mettent un terme à la folies des constellations de dizaines, voire de centaines, de satellites. On savait l'ultra-capitalisme déjà néfaste, mais se profilent déjà les conséquences des conceptions libertariennes. Urgence!]

Cette information a été communiquée par le service de presse de l'University College London (UCL).

« On peut affirmer sans exagérer que cette pollution atmosphérique d’origine spatiale a engendré une expérience spontanée de changement climatique, susceptible d’avoir de nombreuses conséquences imprévisibles et graves. Pour l’instant, ces processus ont un impact mineur sur l’atmosphère terrestre, et nous avons encore la possibilité d’éviter des problèmes irréversibles et plus dangereux », a déclaré la professeure Eloise Marais de l’UCL, citée par le service de presse de l’université.

Comme le soulignent les scientifiques, au cours des dix dernières années, des dizaines de milliers de satellites de communication ont été lancés en orbite terrestre basse, notamment les constellations Starlink, Leo, Qianfan et d'autres satellites d'exploration. Ces lancements ont considérablement accru le nombre de satellites en orbite terrestre et suscité un vaste débat sur les conséquences de tels lancements pour les observations astronomiques, les infrastructures orbitales et la planète dans son ensemble.

Plus précisément, des chercheurs britanniques s'intéressaient à l'impact du lancement de ces sondes en orbite, du fonctionnement de leurs moteurs de maintien d'orbite et de leur désintégration atmosphérique ultérieure sur le climat terrestre. Pour obtenir ces informations, les scientifiques ont créé un modèle informatique décrivant en détail le lancement et le fonctionnement de ces engins spatiaux ainsi que leur impact sur les processus atmosphériques.

Des calculs effectués par des chercheurs ont démontré que les flottes de satellites sont déjà responsables d'environ 35 % des émissions du secteur spatial qui ont un impact négatif sur le climat de la planète, ainsi que de la grande majorité des particules de suie et de carbone générées dans la haute atmosphère par la destruction des engins spatiaux mis hors service. D'ici 2030, cette part des émissions atteindra 42 %, et les particules qu'elles génèrent auront un impact 500 fois supérieur sur le climat terrestre à celui des particules émises à la surface de la Terre.

Les calculs des scientifiques montrent que les lancements de ces satellites ont actuellement un impact minime sur l'épaisseur de la couche d'ozone. Cependant, cette situation pourrait évoluer suite à l'expansion des flottes Leo et Guowang, ainsi qu'au lancement de nouvelles séries de satellites de communication dont les moteurs fonctionnent avec un carburant à forte teneur en chlore. Les scientifiques concluent qu'il convient d'en tenir compte lors de l'élaboration de mesures visant à protéger le climat et l'atmosphère de la planète des conséquences de tels lancements.

Source: TASS; Crédit photographique: Pexels