L’académie des sciences russe (RAN) recommande une inclinaison orbitale de 51,6° pour la future station russe (ROS)
Le Conseil spatial de l'Académie des sciences de Russie (RAN) a recommandé de modifier l'inclinaison orbitale de la Station orbitale russe (ROS) de 97 degrés à 51,6 degrés.
Le vice-président de la RAN, Sergueï Tchernychev, l'a annoncé, selon l'agence TASS.
« Mardi, nous avons tenu une réunion du Conseil scientifique spatial de la RAN, en présence du directeur de la société d'État Roscosmos, de nombreux responsables de Roscosmos et, bien sûr, de nos plus éminents scientifiques. <…> Un examen approfondi a abouti à notre approbation du projet de modification de l'orbite, passant d'une orbite polaire à une inclinaison de 51,6 degrés », a-t-il indiqué lors du Ve Congrès des jeunes scientifiques.
La société d'État Roscosmos prendra ultérieurement une décision finale en tenant compte de ces recommandations, a ajouté M. Tchernychev.
Les contrats et les spécifications techniques seront également ajustés afin de garantir le respect du calendrier du projet.
[KN: voici donc la fin du suspens (c'est beaucoup dire) sur le choix de l'inclinaison de l'orbite de la future ROS. Un temps pensée sur une orbite quasi-polaire, cette orbite est apparue trop contraignante à la fois techniquement et financièrement. La Russie revient à son orbite habitée préférée. Nous en avons souvent parlé ici. L'orbite polaire avait l'avantage de permettre un survol de la totalité du territoire de la Russie et de permettre des études des effets du rayonnements cosmiques sur les cosmonautes. Mais ravitailler une station polaire est plus coûteux et interdit un rôle de soutien pour des missions lunaires. Toutes les attributions d'une station polaire peuvent être effectuée par des satellites, et ce à moindre coût, et peut-être plus efficacement. Surtout, avec une inclinaison de 51,6°, la Russie est en mesure de récupérer, à la fin de sa vie, la partie la plus récente du segment russe de l'ISS. Si nécessaire cela permettra aussi de prolonger la coopération avec la NASA et les autres pays qui exploite l'ISS. Tous sont favorables à la poursuite de la coopération, au-delà de la limite fixée (pour l'instant) à 2028 par la Russie et à 2030 par les autres. Pourquoi changer ce qui marche si bien?]Source: Chronique de l'ère spatiale; Crédit photographique via Chronique de l'ère spatiale et crédit graphique: Energuya/Roscosmos
