La coque du NEM en test en 2019.

La coque du NEM en test en 2019. Image d'archives.

Même si rien n'est officiel encore, les différentes réunions et déclarations des responsables de l'espace russe indiquent clairement l'orientation prise par la Russie en matière de vols habités et de recherche spatiale.

Sous réserve de changements qui peuvent toujours se produire en matière spatiale il apparaît que:

  • Le module Naouka, qui sera lancé en juillet, sera partie intégrante de l'ISS et le restera.
  • Le module NEM (Science et Energie), initialement prévu pour l'ISS, sera modifié (car il est déjà en construction depuis un certain temps) et n'ira pas à l'ISS mais constituera le premier maillon de la station spatiale russe ROSS (Russian Orbital and Service Station) en 2025.
  • Cette station sera sur une inclinaison plus importante que l'ISS afin de survoler l'ensemble du territoire russe.

Tout cela résulte des contraintes budgétaires importantes: la Russie, de l'aveu même de son DG, ne disposent pas des ressources de l'ancienne URSS et il faut donc choisir minutieusement les directions qui soient favorables en terme de retombées en matière de science, de bénéficies pour la société russe et aussi de sa renommée.

La coopération internationale n'est pas abandonnée comme la souligné le président de l'Académie des sciences russes (RAN), et la station ROSS pourra être visitée par des équipages étrangers invités, car cette coopération est importante pour la paix sur Terre.

Il reste, d'une part à ce que cette direction soit entérinée par le sommet de l'Etat russe (le président), et d'autre part que son programme soit finalisée. Par exemple on ne sait pas ce que deviendra le module universel Prichal. Logiquement il ne devrait plus aller à l'ISS car devenu inutile mais plutôt adapté à la station ROSS. On ne connaît pas non plus quelle inclinaison exacte aura cette station: totalement polaire ou intermédiaire entre cette orbite polaire et l'ISS ?

Si une orbite polaire est favorable à un survol de l'ensemble du globe terrestre, elle a deux inconvénients: la capacité de lancement réduite par rapport à l'orbite actuelle type ISS (l'effet fronde est absent) pour un même lanceur, et l'exposition des cosmonautes aux radiations est plus importante lorsqu'ils passent aux pôles (protection du champ magnétique moindre).

Sources: TASS, TASS, TASS, TASS, TASS, TASS, TASS, TASS, 1Tv et www.russianspaceweb.com

Illustration d'artiste du module NEM avec le module Prichal arrimé (lui-même arrimé à un soyouz)

Illustration d'artiste du module NEM avec le module Prichal arrimé (lui-même arrimé à un soyouz) ©www.russianspaceweb.com. Un autre soyouz amène un autre module à la station.

Chez RKK Energuya: le panneau du stand où est en construction le NEM.

Chez RKK Energuya: le panneau du stand où est en construction le NEM.

Le stand de fabrication du NEM chez Energuya.

Le stand de fabrication du NEM chez Energuya.

Comme tous les modules spatiaux modernes qui comportent une partie pressurisée, la coque est réalisée en aluminium "gauffré" qui assure rigidité et légèreté.

Comme tous les modules spatiaux modernes qui comportent une partie pressurisée, la coque est réalisée en aluminium "gaufré" par usinage qui assure rigidité et légèreté.

Installation des structures internes qui accueilleront les équipements.

Installation des structures internes qui accueilleront les équipements.

Le module NEM présenté sur la chaîne nationale russe 1Tv.

Le module NEM présenté sur la chaîne nationale russe 1Tv.

Vue d'ensemble de l'intérieur du modèle de test ergonomique installé à Energia.

Vue d'ensemble de l'intérieur du modèle de test ergonomique du NEM installé à Energuya. Image d'archives.

Un détail intérieur du modèle de test ergonomique: la console de pilotage.

Un détail intérieur du modèle de test ergonomique: la console de pilotage. Image d'archives.